Révision du Plan métropolitain de gestion des matières résiduelles : Longueuil plaide pour des infrastructures ambitieuses à la hauteur des défis environnementaux actuels et futurs

La mairesse de Longueuil, Mme Sylvie Parent, a présenté hier soir la position de l'agglomération de Longueuil lors de la consultation publique sur le projet de modification du Plan métropolitain de gestion des matières résiduelles (PMGMR) 2015-2020 tenue par la commission de l'environnement de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM). Saluant l'engagement du gouvernement du Québec qui a prévu un investissement de 100 M$ lors de son dernier budget dans l'amélioration de la gestion des centres de tri, Mme Parent a invité Québec à aller encore plus loin en ce sens.

« Face aux défis environnementaux qui nous paraissent désormais plus qu'évidents, nous avons besoin que le gouvernement du Québec soutienne le financement, la rénovation, la modernisation et la construction de centres de tri régionaux ultraperformants à la fine pointe de la technologie et répondant aux meilleures normes, dans le but d'offrir, à terme, un produit de haute qualité sur le marché des matières recyclées », a déclaré la mairesse de Longueuil.

Crise du papier
L'épisode de la crise du papier, vécue à l'été 2018, a fait prendre conscience de la fragilité du système de recyclage en place au Québec. La fermeture du marché chinois a entraîné une augmentation des coûts qu'ont dû absorber les municipalités, en plus de susciter une prise de conscience de la mauvaise qualité du papier recyclé générée par les centres de tri. Cette crise a particulièrement touché l'agglomération de Longueuil en raison de sa dépendance à quelques fournisseurs.

Résultat d'un consensus établi à la Table des maires et au comité exécutif de l'agglomération, le mémoire déposé dans le cadre de la consultation souligne l'importance d'accompagner chacune des nouvelles mesures, qui seraient adoptées dans une nouvelle mouture du PMGMR, d'un plan d'action détaillé comprenant un cadre financier à coût nul pour les municipalités. En effet, compte tenu de l'importance de l'enjeu de la gestion des matières résiduelles, ces mesures ne doivent pas constituer un fardeau pour les municipalités dont les responsabilités se sont accrues ces dernières années.

Plus encore, l'atteinte des objectifs en matière de recyclage des matières résiduelles passe par la nécessité de rénover, de moderniser et de planifier des centres de tri régionaux ultraperformants grâce à des programmes gouvernementaux dédiés, et ce, pour respecter un modèle d'affaires efficient et intégré à une réelle économie circulaire.

Pour une collaboration régionale
Pour Mme Parent, les différentes régions de la CMM doivent joindre leurs efforts afin de moderniser le traitement des matières résiduelles. Elle cite en exemple la récente entente entre l'agglomération de Longueuil et la Société d'Économie Mixte de l'Est de la Couronne Sud (SÉMECS) qui vise une collaboration intermunicipale et de mutualisation des infrastructures en agrandissant les installations déjà existantes de l'usine située à Varennes. En effet, cette association avec la SÉMECS fait gagner plus de 20 M$ à Longueuil et à son agglomération comparativement à un projet d'usine de biométhanisation qui aurait été exclusivement à l'échelle de l'agglomération.

« Fort de cet exemple, on voit que des collaborations régionales, qui peuvent compter sur l'appui du gouvernement, permettent d'obtenir des économies d'échelle substantielles et une meilleure efficience des services publics. Maintenant que nos citoyens ont intégré la récupération des matières recyclables et des matières organiques dans leurs habitudes de vie, nous devons profiter de ce momentum pour nous doter d'infrastructures ambitieuses à la hauteur des défis environnementaux actuels et futurs », a conclu Mme Parent.

Pour consulter le mémoire de l'agglomération de Longueuil concernant la révision du PMGMR : http://bit.ly/Memoire_agglomeration_Longueuil_revision_PMGMR.