Cabinet de la mairesse – La mairesse de Longueuil propose aux élus une révision de la structure de rémunération

Hier, 3 février, le professeur Rémy Trudel présentait à l'ensemble du conseil le rapport d'analyse de l'École nationale d'administration publique (ÉNAP) quant à la rémunération des élus. Au lendemain de cette présentation, la mairesse propose à ses collègues une révision importante de la structure salariale.

Rappelons qu'une nouvelle disposition, permise depuis l'adoption de la Loi 122 en 2017, permet de déplafonner le salaire des élus, au premier chef celui des maires et mairesses qui siègent au sein de certaines instances supramunicipales. À ce titre, le salaire de la mairesse payé par la Ville de Longueuil n'avait pas changé du montant de 148 090 $ versé à la précédente mairesse de Longueuil.

Afin d'entamer une démarche d'accompagnement professionnel, le professeur Rémy Trudel de l'ÉNAP avait été mandaté, en septembre 2019, pour analyser la rémunération de l'ensemble des élus de la Ville de Longueuil et d'offrir certaines recommandations. Le rapport, qui sera rendu public lors de la prochaine séance du conseil ordinaire du mois de février, souligne, entre autres, le dilemme de gouvernance, les défis et la particularité du territoire de l'agglomération de Longueuil. Cette particularité se veut unique au Québec. Le rapport permet aussi de comparer la rémunération des élus de Longueuil à de grandes villes similaires. Un constat apparaît clairement : les conseillers et conseillères de Longueuil sont en queue de peloton de la rémunération pour des villes comparables.

L'engagement de la mairesse a toujours été clair : toutes modifications aux rémunérations totales des élus se feront à coût nul, dans les limites du budget adopté en décembre dernier et seront rétroactives au 1er janvier 2020.

Pour ce qui est de son salaire, la mairesse apportera un changement majeur : « pour ma part, bien que le rapport ne fasse aucune recommandation en ce sens, je prends la décision de diminuer mon salaire de mairesse de Longueuil à 112 250 $, soit une diminution de près de 40 000 $ ».

Deux scénarios proposés pour une juste rémunération des conseillers et conseillères de Longueuil

La mairesse a aussi proposé aux élus deux scénarios pour réviser à la hausse la rémunération des conseillers et conseillères.

Cette hausse pourrait être financée à même la diminution de la rémunération de la mairesse, mais aussi en abolissant complètement la rémunération additionnelle versée aux membres des commissions locales. Cela aurait l'avantage de ne plus jamais devoir revivre la négociation sans fin de nomination des élus sur les commissions.

L'augmentation de cette rémunération serait de 9 630 $ pour chacun des 15 conseillers. Et de 4 815 $ pour les deux conseillers d'arrondissement.

La seconde est plus audacieuse. La hausse des conseillers serait financée à même la diminution de la rémunération de la mairesse, l'abolition de la rémunération additionnelle versée aux membres des commissions locales, mais également la prime additionnelle aux maires suppléants. Longueuil est l'une des seules villes à rétribuer son maire suppléant plus de 30 000 $ par année. L'augmentation serait alors de 11 600 $ pour chacun des 15 conseillers. Et de 5 805 $ pour les conseillers d'arrondissement.

La mairesse compte déposer dès la prochaine séance du conseil, le mardi 18 février, un projet de modification au Règlement concernant la rémunération des élus. En mars ou avril, les membres du conseil se prononceront sur ce projet de règlement.

Il appartient maintenant aux élus de débattre de ces propositions. La mairesse espère que le rapport produit par l'ÉNAP permettra de favoriser des discussions « franches, honnêtes et dénuées de partisanerie ».