Patrimoine archéologique

Depuis quelques années, la gestion des ressources archéologiques de Longueuil a été améliorée grâce à l’évolution et la mise à jour de nos connaissances de ce patrimoine fragile.

Une gestion efficace repose d’abord sur une bonne identification des ressources archéologiques. Celles-ci se déclinent en trois catégories :

  • les sites archéologiques connus ;
  • les zones de potentiel archéologique, où il est probable de découvrir des vestiges malgré les perturbations modernes ;
  • les secteurs d’intérêt archéologique, reconnus pour leur importance, mais sans analyse de l’impact des perturbations actuelles. 

Les sites archéologiques connus

Le territoire de Longueuil possède un patrimoine archéologique riche qui témoigne d’une occupation humaine remontant à plusieurs milliers d’années.

On compte actuellement 8 sites archéologiques reconnus : le château fort (BjFj-5); la maison Rollin-Brais (BjFj-6); la maison Chénier (BjFj-7); l’ancien noyau religieux (BjFj-8); les moulins (BjFj-75); la maison Rollin/Napper (BjFj-83); l’église St-Mark (BjFj-106); la maison du capitaine Vincent (BjFi-11).

Cartes des sites

carte site 1

carte site 2

Si la majorité des sites archéologiques concerne les périodes historiques, des peuples autochtones fréquentaient déjà la région avant l’arrivée des Européens, attirés par la proximité du fleuve Saint-Laurent. Le site BjFj-75 en atteste, avec la découvertes de plusieurs artéfacts lithiques, osseux et céramiques. Même si ces objets ont été découverts dans des couches archéologiques remaniées par l’ancien ruisseau Saint-Antoine, on identifie des traces de campements saisonniers, d’outils en pierre et d’activités de chasse et de pêche, révélant un mode de vie étroitement lié à la nature.

Artéfacts autochtones

artéfacts autochtone 1

artéfacts autochtone 2

 

Avec la fondation de la seigneurie par Charles Le Moyne au XVII siècle, le territoire se transforme progressivement. Les fouilles archéologiques ont permis de retrouver des vestiges liés aux premières habitations, aux activités agricoles et aux infrastructures comme le fort de Longueuil, aujourd’hui disparu.

Artéfacts historiques

artéfact historique 1

artéfact historique 2

artéfact historique 3

Plusieurs interventions archéologiques témoignent également du développement communautaire, urbain et industriel des siècles suivants. On y retrouve des objets du quotidien, des fondations de bâtiments anciens comme des écoles et des traces des premiers réseaux de transport.

Aujourd’hui, toutes ces découvertes permettent de mieux comprendre l’évolution du territoire, depuis les premières occupations autochtones jusqu’à la ville moderne. Le patrimoine archéologique de Longueuil constitue ainsi une mémoire précieuse à protéger, préserver et à mettre en valeur.

Le potentiel archéologique longueuillois

Longueuil a considérablement enrichi ses connaissances grâce à de nouvelles études acquises en 2025, qui couvrent désormais l’ensemble du territoire de Longueuil : une étude de potentiel archéologique autochtone et une étude de secteurs archéologiques qui a identifié 7 720 zones d’intérêt (soit 12 % de la superficie de notre territoire) dont 11 secteurs à thématique spécifique.

Ces avancées vont désormais permettre de mieux identifier, en amont, les projets situés dans des zones de potentiel ou des secteurs d’intérêt. Ce qui peut alors exiger des études supplémentaires pour évaluer l’impact des perturbations modernes voire des interventions sur le terrain afin de vérifier sur place la présence de patrimoine archéologique et le documenter puis, le cas échéant, le protéger et le mettre en valeur.